L'Express (édition internationale) Il y a cinq ans, le roi Mohammed VI donnait le coup d’envoi de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Où en est aujourd’hui ce grand chantier social ? C’était le 18 mai 2005. Un an presque jour pour jour après les attentats de Casablanca, Mohammed VI traçait les grandes lignes de ce qui allait devenir l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), un grand chantier de lutte contre la pauvreté. Pour la coordinatrice nationale de l’INDH, Nadira El Guermaï, cela ne fait aucun doute : cinq ans après le bilan « est largement positif ». Les chiffres sont en effet plutôt encourageants. Entre 2006 et la fin 2009, 19 848 projets de lutte contre la pauvreté ont été élaborés, dont 4,8 millions de Marocains ont bénéficié. Près […]
New African Au Maroc, l’activité des centres d’appels offshore est en forte croissance. L’enjeu ? La rétention des ressources. Avec la moitié du marché global de l’offshore francophone, un chiffre d’affaires de 3,4 milliards de dirhams en 2009 (300 M€) et quelques 27 000 employés, l’activité des centres d’appels au Maroc connait une croissance soutenue depuis 5-6 ans ; une dynamique qui devrait encore se renforcer avec l’externalisation plus poussée de la gestion clients par des entreprises françaises, animées par le contexte de crise. En France, on estime à 260 000 le nombre de positions de travail dans les centres d’appels : 60 000 sont externalisées, avec une croissance de 3 à 5%. Leader devant la Tunisie, Maurice, le Sénégal et les pays de l’Est, le Maroc estime à 5 000 le nombre […]
L'Express (édition internationale) Heureux ! Robert Griesbach, retraité de 63 ans, établi dans la région de Marne la Vallée, est impatient de s’envoler pour le Maroc. A une quarantaine de kilomètres d’Agadir, il a acheté en juin dernier une villa avec piscine dans le village pour seniors créé par le groupe immobilier Dyar Shemsi. « Le soleil, la chaleur c’est ce qui m’attire. J’ai aussi vécu au Maroc durant ma prime enfance, explique t-il. A Dyar Shemsi, il y a un centre médical, des services, on va se retrouver essentiellement entre Européens. Je ne serai pas isolé ». Pour sa maison - deux chambres, une salle à manger -, il a déboursé 160 000 euros, sans compter la piscine. « Depuis juin, je suis allé deux fois au Maroc pour voir l’avancement des travaux. La villa est prévue pour […]
L'Express (édition internationale) « Yachech, mon quartier, commençait ici. Il a été rasé à 95% soupire Lahcen Roussafi, petit homme vif, ancien cadre, à la retraite, de l’Office chérifien des phosphates. Yachech comptait alors entre 6 000 et 7 000 habitants. Seuls restent aujourd’hui les vestiges d’une maison en ruines, quelques palmiers et des eucalyptus. Lahcen Roussafi s’arrête sur le chemin caillouteux, le regard grave perdu dans le vague. « Cela a été un tel choc, je n’ai pas pleuré pendant 25 ans. J’ai perdu tellement d’amis, j’ai regretté de ne pas avoir su les pleurer ! » lâche t-il, la voix étranglée par l’émotion. Il était un peu moins de minuit, ce 29 février 1960, en plein mois de ramadan, lorsque la terre d’Agadir s’est mise à trembler. En une quinzaine de secondes, la […]
L'Express (édition internationale) Gestion de l’eau et des déchets, énergies renouvelables, lutte contre la pollution : le royaume joue la carte de l’environnement. L’écologie au service du développement ? Le royaume veut y croire. C’est au Maroc que sera célébrée cette année, le 22 avril, la Journée de la terre. A cette occasion, une Charte de l’environnement et du développement durable, calquée sur le modèle français, sera signée en présence du roi. Si elles approuvent le principe d’une telle charte, les associations de défense de l’environnement restent cependant perplexes. D’autant qu’elles n’ont pas été consultées. « Jusqu’ici, ni le gouvernement ni les entreprises marocaines n’ont réellement manifesté d’intérêt pour l’environnement. Cette Charte est donc une bonne surprise. Mais […]
L'Express (édition internationale) Tourisme, industrie, agriculture, développement régional : la plupart des grands projets du royaume ont été concoctés par des cabinets conseil, internationaux ou marocains. Enquête sur ces discrets stratèges de l’économie. On lui prête volontiers les pouvoirs occultes d’un cabinet de l’ombre, aussi effacé que puissant. Leader mondial du conseil en stratégie, le groupe américain McKinsey a travaillé ces dernières années sur les principaux « projets royaux » de développement : la stratégie régionale de développement du Souss-Massa-Draâ en 2004, le « plan Emergence » de redéploiement industriel en 2005 , le « Plan Maroc Vert » de 2008 pour l’agriculture… Aujourd’hui, ses experts planchent sur une nouvelle stratégie nationale dans le domaine des […]
L'Express (édition internationale) L'université publique marocaine est malade. Pour répondre aux besoins de l'économie, écoles et campus privés se multiplient. C’est une dotation « historique » qui a été débloquée au début du mois d’octobre pour financer un « plan d’urgence » afin de réhabiliter les universités du royaume : pas moins de 12,6 milliards de dirhams, soit plus d’un milliard d’euros, sur 3 ans pour une quinzaine d’établissements et leurs 370 000 étudiants. Amélioration des bâtiments, multiplication des filières de formation, encadrement renforcé des étudiants, promotion des langues étrangères, formation des enseignements : les autorités affichent des objectifs ambitieux. « Pour la période 2009-2012 le budget sera multiplié par 2,5. L’effort est considérable, souligne […]
Jeune Afrique Un business qui bénéficie de l’intérêt du roi pour la peinture, du dynamisme des maisons de ventes aux enchères et de l’appétit des collectionneurs privés et des fondations. Dans la galerie d’art l’Atelier 21, à Casablanca, le 6 octobre dernier. Il est à peine 19 heures. Précédés des photographes et de la télévision 2M, les premiers invités, tendance chic ou bohème, découvrent l’exposition « Mutations ordinaires », de l’artiste marocain Hassan Darsi. Ses dorures appliquées sur des photographies de vagues déferlant sur la corniche de Casablanca ou de dents de sagesse géantes en résine questionnent. « Ce n’est pas une exposition facile à vendre, explique Aziz Daki, directeur associé de l’Atelier 21, critique d’art et commissaire d’exposition. Hassan Darsi est connu comme […]
Les vacances sont l’époque de retours temporaires au pays, pour les familles de migrants marocains. Mais un nombre croissant de jeunes, surtout des deuxième et troisième générations, généralement diplômés, choisissent de s’installer définitivement dans le pays qui a vu naître leurs parents ou grands-parents. "Je me sens plus marocain que belge. J’ai grandi en Belgique sans l’avoir choisi. En rentrant au Maroc, j’ai eu l’impression de décider de ma vie", explique Abdrahman Elkafil, directeur de la société informatique Nextma, à Casablanca. Originaire de Gosselies, en Belgique, il a décidé de refaire sa vie avec sa famille dans la capitale économique du Maroc, il y a presque deux ans. Tentés par le dynamisme économique du Maroc, en particulier des secteurs de la banque, de […]
Africultures Au Maroc, le mouvement Nayda traduit un renouveau artistique libertaire, pluriel, indépendant, en bute contre les conservatismes. Une bouffée d’air pour la jeunesse marocaine. En darija, l’arabe dialectal employé au Maroc, on l’appelle Nayda. Traduisez : « debout, réveillez-vous ou encore est ce que ça bouge ? ». A l’origine, utilisé par la scène musicale rock et rap, à l’adresse du public, Nayda désigne le mouvement culturel urbain, alternatif, porteur d’un souffle libertaire et contestataire, qui traverse depuis quelques années la musique, les arts visuels, les arts graphiques ou encore la mode au Maroc. Un mouvement qui bouscule les codes d’une société conservatrice. Tandis que Mohammed VI fête ses dix années de règne, le mouvement Nayda, qui prend racine à la fin des […]
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