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Après consolidation
de ses filiales locales, Veolia Environnement Maroc, nouvelle entité, a ouvert officiellement le 11 décembre son capital à deux investisseurs institutionnels : à hauteur de 9% pour Fipar
Holding, société d’investissement du groupe marocain Caisse de Dépôts et de Gestion (CDG) et 10% pour AIG Infrastructure Fund Holding (AAIF), géré par le fonds d’investissement Emerging Capital
Partners (ECP), dédié au continent africain. Le capital de Veolia Environnement Maroc s’élève à 2,6 milliards de dirhams (environ 230 millions d’euros).
«Ceci est l’aboutissement de deux années de discussions et de négociations », s’est réjoui Patrice Fonlladosa, directeur général de Veolia Water Afrique, Moyen-Orient et Inde. Et une première étape. « D’autres discussions avec d’autres partenaires potentiels sont en cours », a t-il ajouté. Une ouverture du capital qui pourrait monter jusque 49% maximum, pour en conserver le contrôle, et pourrait éventuellement se traduire par une entrée en bourse de Casablanca. Pour Nayel Georges Vidal, vice président d’Emerging Capital Partners, l’entrée au capital de Veolia Maroc est motivée « par l’urbanisation rapide et importante que connaît le Maroc ».
Veolia Environnement, présent au Maroc depuis 2002, a obtenu la gestion déléguée pour l’eau potable, l’assainissement liquide et l’électricité dans les villes de Rabat, Salé, Tanger et Tétouan, desservant au total près de 3,4 millions d’habitants. En 2007, son chiffre d’affaires consolidé se monte à 4,4 milliards de dirhams (environ 400 millions d’euros) pour un résultat net de 85 millions de DH.
Mi novembre, l’ONA, holding royal, et la Somed (Société Maroc Emirats Arabes Unis) sont sortis du capital d’Amendis, filiale de Veolia, en charge des concessions de Tanger et Tétouan, pour 16 et 33% du capital respectivement. La société mère, Veolia Environnement Maroc, chapeaute désormais directement ses filiales locales Amendis, Redal, Hydrolia et Amanor. La consolidation aura duré plus d’un an.
En 2008, Veolia Environnement Maroc espère bien remporter l’appel d’offres pour la gestion déléguée de la ville de Marrakech. D’ores et déjà, la société française figure parmi les entreprises préqualifiées. « Marrakech mais également Tanger présentent un potentiel d’au moins 10% de croissance annuel », souligne Olivier Dietsch, directeur général de Veolia Environnement Maroc. L’année 2008 devrait également conduire la société à lever un milliard de dirhams auprès du secteur bancaire local. « Nous nous sommes aperçus qu’entre les banques internationales qui nous prêtent en devises et les conditions locales en dirhams, avec la liquidité qui existe aujourd’hui au Maroc, nous avons reçu des offres très intéressantes de la part des banques marocaines », explique Olivier Dietsch. En 2002, Veolia était parvenue à lever sur le marché local près d’un milliard de dirhams sur 15 ans pour le financement des projets d’Amendis, puis 2,2 autres milliards en 2003 pour sa filiale Redal. Au Maroc, la société emploie près de 5 000 personnes.
Article publié dans Marchés Tropicaux
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