Partager l'article ! A la frontière Maroc-Algérie: La contrebande et le commerce informel ? Ils font partie intégrante de l’économie locale, depuis la ...
La contrebande et le co
mmerce informel ? Ils font partie intégrante de l’économie locale, depuis la fermeture des frontières avec
l’Algérie, une première fois en 1976, une seconde fois en 1994 (après six années de normalisation des relations diplomatiques). Dans la région d’Oujda, les quelques stations service en fonction
ne font guère recette, en raison du carburant en provenance d’Algérie. Les automobilistes s’approvisionnent chez les petits revendeurs à un coût deux fois moindre. Dans le souk de la médina, les Oujdis s’habillent chinois ou turcs ; des produits importés en Algérie puis repassés en fraude de l’autre côté de la
frontière. « Les commerçants des échoppes de Derb Ghalef à Casablanca viennent jusqu’ici chercher leurs marchandises », indique une
habituée. La contrebande d’Algérie, ce sont également les dattes, l’électroménager, les produits électriques et électroniques. Et puis, plus grave, les médicaments. Sans parler des produits
illicites, comme les psychotropes. Dans l’autre sens, les Marocains traversent la frontière, illégalement, pour écouler fruits et légumes, olives et alcool.
Selon une étude de la Chambre de commerce, d’industrie et de services d’Oujda (CCIS), le secteur illicite représentait 6 milliards de
dirhams de chiffre d’affaires en 2004. Il occuperait plus de 6 000 personnes. De Saïdia à Figuig, la frontière avec l’Algérie est longue de plus de 500 kilomètres.
Pour autant, « depuis 2004, ce phénomène est en nette régression », affirme
Driss Houat, président de la Chambre. Les raisons ? Le renforcement de la sécurité et des contrôles aux frontières (qui aurait notamment conduit à diviser par deux les flux de migrants
clandestins), l’augmentation de la valeur du dinar sur le marché parallèle, l’augmentation des prix de l’ensemble des produits de contrebande. « Avec
la hausse du prix des matières premières, le prix du lait en poudre provenant d’Algérie a augmenté et leurs produits ne sont plus rentables », souligne ainsi Yahya Sarhdaoui, directeur
de l’industrie laitière Colaimo.
Article publié dans Conjoncture (dossier spécial sur la région de
l'Oriental).
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires